Biographies

Emilie Volz
Emilie Volz chant , flûte traversière, percussions (bombo, daf), textes, arrangements et compositions

Sa formation est à la croisée des cultures savantes et traditionnelles, puisque depuis la flûte traversière classique, elle est passée par la fanfare balkanique, le chant lyrique au conservatoire de Nantes pour se consacrer enfin à l’exploration des chants populaires. Accompagnée par Emmanuel Pesnot pour les techniques vocales traditionnelles et Natacha Rousseau-Siehoff pour le chant lyrique, elle parcourt aussi en autodidacte les timbres et sonorités lointaines. Sa voix est fortement marquée d’accents tziganes et flamencos mais se colore et se nuance au gré de recherches autour des musiques méditerranéennes et orientales. Elle complète ce travail vocal par diverses expériences en danse et théâtre pour approfondir sa connaissance du spectacle vivant et s’affirmer comme interprète chanteuse. Au fond, c’est un langage du corps qui l’anime, l’expression du corps-instrument qui mène au chant. Avec Kaléïdès, elle relie son chant à l’espace, au rythme, et au mouvement.

 

Killian Bouillard
Killian Bouillard guitare flamenca, mandoline, percussions, arrangements et compositions

Eveillé à la musique par le biais du piano et de la formation théorique classique, il s’engage par la suite dans l’apprentissage autodidacte de la guitare. Il découvre le flamenco et rencontre le guitariste Laurent Jaulin. C’est à ses côtés, et auprès des danseuses flamencas Sandrine Allano, Helena Cueto et Olga Marquez, qu’il développe pendant plusieurs années sa pratique de la guitare flamenca, notamment à travers l’accompagnement de la danse. Mais pendant ce temps, il développe un amour pour bien d’autres musiques du pourtour de la Méditerrannée, de l’Italie à l’Egypte en passant par la Grèce, les Balkans, la Turquie. Son attrait pour les musiques modales qui se développe et s’enrichit au gré de rencontres (Titi Robin, Youssef Hbeisch, Fouad Didi), d’amitiés et de voyages, le pousse encore un peu loin vers l’Orient (Iran, Arménie). Son jeu s’enrichit alors de nouveaux instruments: une mandoline qu’il accorde comme un bouzouki grec, un setar iranien. Avec Kaléïdès, et notamment le travail de composition réalisé main dans la main avec Emilie Volz, se mêlent toutes ces facettes et s’exprime ainsi sa propre identité musicale.

 

Carine Cottineau

Carine Cottineau danse orientale, flamenco, contemporaine

Au fil de ses dix années d’études en arts appliqués et arts plastiques, Carine développe un grand intérêt pour les notions d’organique, d’animalité, de désir, de centre et d’identités féminine/masculine. Son attirance pour la danse orientale en 1998 est passionnelle et ses apprentissages multiples. Principalement marquée par la danse orientale du Proche-Orient d’expression traditionnelle et contemporaine de la danseuse May Kazan, elle se situe dans un langage du corps entre orient et occident et une recherche entre créations et improvisations. La rencontre avec le flamenco en 2007 arrive comme un révélateur, la reliant au plus près de son identité. Actuellement, Carine danse pour transformer ou sublimer les états de son quotidien dans le partage et pour vivre plus intensément la puissance et l’humilité de son état de femme. Elle crée l’association « Danse Ô » pour promouvoir et enseigner les danses orientales et le flamenco. Elle y mène des cours de danse et des ateliers d’improvisations guidées de danse orientale autour des archétypes féminins. Plus que l’apprentissage des techniques, styles et rythmes de la danse orientale, ce sont la réconciliation de l’image de son propre corps et la capacité de l’incarner, la symbolisation de ses désirs et la recherche de son authenticité qui donnent sens à sa place d’enseignante.